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Déesse de Raivavae

Le fameux tiki de Raivavae – appelé parfois « la Déesse de Raivavae »

 

Il s’agit d’un tiki féminin exceptionnel, considéré comme l’une des rares représentations monumentales de figure féminine dans toute la Polynésie.

 

Cette sculpture est aussi parfois désignée sous le nom de « Déesse de Raivavae » parce que son apparence et son caractère unique ont impressionné les premiers Européens qui l’ont vue.

 

Elle se distingue par :
Son corps trapu et massif.
Des seins sculptés, élément rare et qui a contribué à l’interprétation féminine.
Une tête relativement grande et stylisée, avec des yeux en amande et une bouche marquée.
Des bras collés au corps, avec les mains posées sur l’abdomen, un geste souvent associé aux tiki des Australes.

 

La fonction exacte reste hypothétique :
Certains chercheurs pensent qu’il s’agissait d’une figure tutélaire ou protectrice d’un marae (temple).
D’autres évoquent une représentation d’ancêtre divinisé ou de principe féminin sacré.

 

Conservation et diffusion
L’original de cette « déesse de Raivavae » a été collecté au XIXᵉ siècle. Il se trouve aujourd’hui au British Museum (Londres), aux côtés d’autres sculptures emblématiques des Australes.
Ce tiki est considéré comme une œuvre majeure de l’art polynésien, au même titre que la statue A’a de Rurutu (autre île des Australes).
Quelques copies existent en Polynésie (musée de Tahiti et des Îles, collections locales).

 

Importance culturelle
La « déesse de Raivavae » témoigne d’une iconographie unique, qui mêle tradition polynésienne et accent local très marqué.
Elle a acquis une valeur symbolique forte comme incarnation de la créativité et de l’identité des Australes, au même rang que le dieu A’a de Rurutu.

 

Son caractère féminin rare en fait un jalon important dans la compréhension de la représentation du genre et du sacré dans la statuaire polynésienne.

Ce que l'on dit de nous...

BP 64 04 – 98714 Papeete
179 Av. Georges Clémenceau, Papeete, Polynésie française

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